ÉTATS-UNIS: LE GRAND REPLI
(Affichages faits sur Linked In, en date du dimanche 25 janvier 2026)
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Cet article sur le Conseil de la paix projeté par M. Trump fait beaucoup réfléchir. Trump cherche-t-il à remplacer l'Organisation des Nations Unies, une instance dont il se méfie et qu'il méconnaît, par autre chose, par des structures assez semblables mais néanmoins distinctes? L'absence initiale de la Chine de la liste des pays invités à s'y joindre semblait indiquer que ce nouvel organisme dédié à la paix mondiale n'avait pas vocation à être ouvert à tous. La Chine a cependant confirmé tout récemment avoir reçu une invitation, éliminant du coup cette possibilité. Il n'en reste pas moins que l'administration trumpienne se retire de plus en plus des instances internationales, qu'elles soient liées à l'Organisation des Nations Unies ou qu'elles ne le soient pas, comme on l'a vu ces derniers jours. Cela ne veut pas dire nécessairement et automatiquement qu'elle rejette tout lien avec le monde extérieur. On se doute bien que ces liens, toutefois, doivent être avantageux pour l'Amérique trumpienne. Le premier mandat de ce nouvel organisme sera consacré à la réhabilitation de la bande de Gaza, mais le président souhaite en faire un outil à long terme, entièrement à sa main, par lequel les souhaits de Washington pourraient s'accomplir.
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/01/19/quels-pays-ont-ete-invites-par-trump-a-rejoindre-le-conseil-de-la-paix-carte-exclusive/
Pendant que les Trumpiens se concentrent sur les conflits commerciaux et les questions militaires, la Chine investit dans son développement économique en coopération avec ses partenaires. Parmi ceux-ci, les pays d'Afrique et d'Asie se démarquent de plus en plus. Riches en minerais mais pauvres en capitaux, les gouvernements impliqués profitent de ces échanges pour développer leurs capacités d'exportation vers la Chine (et les autres bassins de consommation et de transformation) et solidifer leurs ressources budgétaires, facilitant ainsi indirectement la croissance future de leur propre économie. Il faut noter que la nature des investissements chinois se modifient peu à peu, de la mise en place d'infrastructures de transport a la mise en valeur des ressources énergétiques et minérales.
https://www.scmp.com/economy/china-economy/article/3340442/china-signs-record-us213-billion-new-belt-and-road-deals-2025-report?share=XjxwkRchHKkIvTX%2Fnwxo8d9pq33i7EXMfXFiA19fpwgoRs7Y1zI%2FatE5lDPChL4SuTBPWkbYLezdEYJjBJaMYSrqdTZOSxyU9AoB8mb9OqC%2B9MHdHHkCrkj1qpd2Nwr%2BmofhdSsldsl4ZkdBsMN%2Bew%3D%3D&utm_campaign=social_share
L'homme le plus puissant du monde est aussi celui qui est le plus dangereux. Deux obstacles se dressent devant son pouvoir, son sentiment de toute puissance et ses certitudes au plan de l'impunité, sous la forme de deux étapes importantes du processus électoral américain. La première étape aura lieu cet automne, lorsque nous sauront si M. Trump perdra ou non le contrôle de certaines branches du gouvernement fédéral. La seconde se déroulera deux ans plus tard, à l'automne 2028, lorsque l'administration suivante sera constituée, qu'elle soit républicaine ou démocrate, avant d'entrer officiellement en fonction au début 2029. Les trois années à venir risquent donc d'être les plus longues du siècle...
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/20/donald-trump-a-impose-la-culture-de-l-impunite-un-an-apres-son-retour_6663286_3210.html
Scientifiquement parlant, les réalités biologiques doivent prévaloir sur les choix idéologiques, les tendances philosophiques ou les courants de pensée à la mode.
https://www.journaldemontreal.com/2026/01/20/censure-encore-a-luniversite-dottawa
Lisez ceci et tremblez. Pourquoi l'humanité est-elle si aveugle?
https://johnmenadue.com/post/2026/01/de-icing-the-earth-a-fatal-decision/
M. Carney a tout à fait raison. L'avenir du Canada passe par l'Union européenne, ainsi que par les puissances moyennes semblables, comme le Royaume-Uni ou l'Australie, pas par les États-Unis. Dans ce contexte, la Chine peut (et doit) devenir un partenaire économique plus important qu'actuellement, malgré les différences au niveau de la gouvernance interne. De même, étant donné les changements en cours, l'OTAN a de moins en moins d'utilité pratique, donc d'avenir viable. Les Européens, appuyés par les Canadiens, auraient grand intérêt à préparer un avenir post-otanien. C'est loin d'être impossible, surtout si l'on pense à quel point la Russie est présentement épuisée. Même en venant à bout de l'Ukraine, un scénario de plus en plus vraisemblable, elle ne sera pas en position de menacer sérieusement l'Europe avant de nombreuses années.
https://www.economist.com/briefing/2026/01/20/western-leaders-navigate-a-lonely-world
La nouvelle stratégie du Pentagone est éclairante sur les perspectives américaines en matière de politique étrangère. L'administration trumpienne souhaite clairement recentrer le pays sur lui-même et tourner le dos aux décennies d'interventions actives aux quatre coins du globe. Ne voulant plus être le "gendarme du monde", les États-Unis du président Trump aspirent surtout à gérer leur coin de planete en évitant les accrochages avec les puissances susceptibles de lui chercher noise. Ainsi, dans le document, la Chine est diplomatiquement ménagée et le dossier taiwanais est soigneusement escamoté. Trump évite ainsi de s'attacher les mains, entretient le doute et se garde une marge de manoeuvre en cas d'escalade soudaine. L'administration espère vraisemblablement que, même si Beijing parvenait un jour à mettre la main sur Taiwan, ses ententes actuelles avec les Philippines, le Japon, l'Australie, Palau et d'autres pays du secteur suffiraient à empêcher la Chine de trop étendre son influence à travers les vastes espaces du Pacifique. De même, le soin de contenir la Corée du Nord est confié a la Corée du Sud, d'abord et avant tout, entre minimisant autant que possible la participation américaine. Pour ce qui est de l'Europe, Trump entend cultiver de bonnes relations avec la Russie, tout en refilant les coûts et les responsabilités de la défense européenne aux Européens eux-mêmes, ce qui lui permettrait d'avoir le beurre et l'argent du beurre en même temps. Dans un tel scénario, les États-Unis éviteraient d'entretenir un climat de guerre froide avec leurs principaux adversaires potentiels, notamment la Chine, continueraient de commercer avec eux et pourraient diminuer en conséquence leurs dépenses militaires, tout en concentrant leurs ressources sur leur environnement immédiat, c'est-à-dire l'hémisphère américain, entre l'archipel arctique (Canada) et la Terre de feu (Argentine).
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/01/24/les-etats-unis-annoncent-restreindre-le-soutien-militaire-a-leurs-allies-pour-se-concentrer-sur-la-securite-interieure_6663888_3210.html
Cet article sur la vulnérabilité du bouclier de protection de la capsule de retpur de la future mission Artemis 2 est assez inquiétant. Il semble bien difficile d'évaluer le degré réel de risque qui sera encouru par les quatre membres de l'équipage de cette mission, lorsqu'il reviendra sur la Terre, à la lumière des problèmes survenus lors de la première mission Artemis, laquelle s'était terminée avec un bouclier beaucoup plus endommagé que prévu. Personne n'était à bord de la capsule à ce moment-là, bien sûr, mais ce ne sera pas le cas lors de la prochaine mission, celle-ci amenant un équipage au long d'une trajectoire qui fera le tour de la Lune, bien sans s'y poser. La partie la plus dérangeante du texte est celle qui concerne les changements qui avaient été apportés à ce bouclier depuis les missions Appolo du siècle dernier, dans le but de 'simplifier' le processus de fabrication de cette pièce d'équipement cruciale, puisqu'elle est soumise à des conditions extrêmes de frottement atmosphérique lors de sa descente vers le sol.
https://www.cnn.com/2026/01/23/science/artemis-2-orion-capsule-heat-shield
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