L'ARMÉNIE ÉCARTELÉE
(Affichages faits sur Linked In, en date du dimanche 1er février 2026)
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L'auteur de ce texte d'opinion a tout à fait raison: les pays du Sud-Est asiatique ont peu à gagner à se joindre au Conseil de la paix du président Trump. Cette initiative américaine semble avoir surtout pour aspiration de remplacer l'Organisation des Nations Unies, une instance que le président Trump ne prend pas au sérieux et dont il se méfie, par une structure parallèle, entièrement a sa dévotion. Ce faisant, Trump tente visiblement de capitaliser sur l'un de ses rares succès, le retour à une paix relative à Gaza, en fondant une nouvelle structure officiellement dédiée à la reconstruction du territoire palestinien, dans un premier temps, mais ayant aussi vocation à élargir son mandat à l'ensemble des conflits supposément réglés grâce à l'intervention du président américain. En se joignant à un tel Conseil, les pays du Sud-Est asiatique donneraient du crédit et de la légitimite à une instance qui, inevitablement, serait appelée à devenir un instrument de pouvoir au service des intérêts de l'administration trumpienne. C'est d'autant plus vrai que cette instance, étant la manière dont elle est constituée, resterait sous le contrôle de Trump même après la fin de son deuxième mandat presidentiel. Plutôt que de perdre leur temps à faire le jeu d'un politicien aussi controverse, les pays membres de l'Association des nations du Sud-Est asiatique auraient intérêt à se concentrer sur les enjeux concernant leur région, d'autant que celle-ci deviendra de plus en plus le théâtre de la rivalité grandissante entre la Chine et les États-Unis, tout en étant l'objet de l'attention des puissances voisines, dont l'Inde, l'Australie et le Japon. Dans un tel contexte, participer au Conseil trumpien de la paix serait se lier les mains, s'enfermer dans une impasse et se priver volontairement de l'habileté diplomatique dont risquent d'avoir grandement besoin les pays du Sud-Est asiatique au cours des prochaines années.
https://www.scmp.com/opinion/world-opinion/article/3341373/trumps-exposure-flawed-global-order-wake-call-southeast-asia?share=q5BNNkv8KtCQ4R5hAjP%2BcgjS6BGU7R2Ue40rrsRSYkUbkXMCIJnJcw3sbDGki49iXipShpwr61NC4r93b6EW96zljVB6jKbPEo1Ffyxfh7XE30SgW4HgU0D5l1Bagf9WBaKvRQOFoqI%2BRUhXHksy%2FA%3D%3D&utm_campaign=social_share
How strange to see Indonesia, the country with the greatest number of Muslims on the planet, joining a Trumpian Board of Peace which intends to transform the war-torn Gaza Strip into a Riviera-like billionnaire paradise. Such an achievement will likely be good and fruitful for Israelis and Americans investors, but what about the Gazans themselves?
https://asia.nikkei.com/opinion/indonesia-should-reconsider-decision-to-join-trump-s-board-of-peace
This is madness, again. It is easy to see that, in this case, easy successes are breeding recklesness. The first bombings of Iran by America, last year, on nuclear sites, went perfectly, without an itch. A few months after, the snatching if the Venezuelian president was another operation that went perfectly, without a single casualty on the US side. Trump is clearly expecting the same, here, with Iran receiving painful blows after painful blows, and with America incurring no losses whatsoever. It may not be that easy, this time, though. A lot will depend on two things: on Iran's degree of preparedness, but also on China's willingness to beef up the air defenses of a friendly country.
https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/01/28/is-america-about-to-attack-iran
Intéressant, ce concept intégré à trois étages: élevage de poissons, élevage de volaille, culture de plantes...
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7422349766031986690/
Voici un texte très intéressant qui montre à quel point l'Arménie est écartelée entre:
- un axe pan-turc, dans le sens est/ouest, de la Turquie à l'Asie centrale, promue par les puissances occidentales, États-Unis en tête, et
- un axe eurasien, dans le sens nord-sud, de la Russie à l'Iran, promue par les pays membres de l'Organisation de coopération de Shanghai, Chine en tête.
https://www.specialeurasia.com/2026/01/18/armenia-iran-usa-risk-assessment/
Donald Trump vient de trouver une autre facon de faire des pressions sur le plan commercial. Si les avions de Bombardier sont décertifiés par les Américains un jour, ceux d'Airbus le seront-ils aussi lorsque ce sera politiquement utiles de le faire?
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7422816529047592960/
Que ce soit un ancien gouverneur du Minnesota qui envisage favorablement le rattachement de cet État au Canada n'est pas un détail anodin. Cela montre qu'une telle éventualité, encore impensable il y a quelques années, commence à devenir concevable pour plusieurs personnes dans l'état actuel des choses. Les tensions internes qui agitent la fédération américaine sont croissantes, alors que la population de ce pays prend de plus en plus conscience de la profondeur de ses problèmes, notamment sur les plans du commerce et du budget, et de l'ampleur de ses défis, avec une Chine qui acquiert graduellement beaucoup d'ascendant sur la scène mondiale, dans les domaines de la science et de la technologie. Il ne faut donc pas se surprendre de voir que les États-Unis se désengagent progressivement de leurs alliances traditionnelles et qu'ils manoeuvrent pour se retrancher dans leur hémisphère, bien à l'abri derrière deux immenses masses océaniques. Économiquement en recul et politiquement sur la défensive, les États-Unis demeurent encore, pourtant, la première puissance militaire au monde, mais pour combien de temps? Au même moment, les liens sociaux se distendent au sein de la population américaine, autrefois unie et soudée devant les menaces provenant de l'étranger, incarnées d'abord par le péril soviétique, puis par le terrorisme musulman, entraînant une surprenante dégradation dans la nature du discours politique interne. L'émergence du phénomène trumpien vient exarcerber encore davantage les dangers d'éclatement. Rappelons que ces dangers étaient illustrés, l'an dernier, par l'apparition de nombreux drapeaux mexicains dans le ciel de Los Angeles et, cette année, par la diabolisation du Minnesota et de son importante communauté d'origine somali, maintenant soupçonnée d'être à la source d'une immense tentative de fraude envers le gouvernement fédéral.
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2224603/minnesota-11-province-canada-secession
The space race 2.0 is very different from the first one, between the Soviet Union and the United States. In fact, it is like the exact reverse. In the last century, the USSR had the initial lead, with the first satellite and the first man in space, only to fall gradually behind its rival, more rich economically. In the end, the United States were able to send crews on the Moon many times. This time, though, NASA has the lead, but it seems doubtful that it will keep it for long, especially if the goal is not simply to walk a few hours on the Moon, like the first time, but to gradually implant permanent stations in orbit around, it and also on its surface.
https://www.economist.com/interactive/science-and-technology/2026/01/29/for-the-first-time-in-half-a-century-astronauts-are-going-back-to-the-moon
Le pire scénario, pour les élections de mi-mandat qui auront lieu aux États-Unis cet automne, c'est une victoire démocrate qui serait remise en question par le pouvoir trumpien, sous prétexte d'une vaste fraude qui n'existerait que dans l'imaginaire du président actuel. Tout comme Trump n'a jamais accepté sa défaite de 2020 et a même cherché à la faire annuler en lancant des émeutiers à l'assaut du Congrès, il est à redouter qu'une réaction semblable se produise en cas de déroute électorale cet automne.
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