ROYAUME CANADIEN OU RÉPUBLIQUE CANADIENNE?
(Publié sur Linked In aujourd'hui)
Comme l'indique le texte ci-dessous, la remontée du Parti québécois que l'on observe ces dernières années, alors que plusieurs donnaient cette formation politique comme morte et enterrée, est inspirante et encourageante. Même si personne ne sait avec certitude ce qu'il en adviendra au cours des prochains mois, il faut cependant souligner, à ce stade, que l'indépendance n'est que l'une des formules possibles pouvant répondre aux aspirations et aux besoins de la société québécoise. Entre les pouvoirs dévolus à une province canadienne et les pouvoirs dévolus à une entité politique entièrement souveraine à 100 %, il existe bien des gradations possibles. Étant donné les dangers d'assimilation culturelle qui se précisent de plus en plus, comme le démontrent les analyses récentes de Statistiques Canada, il est évident que le Québec a besoin de plus grands pouvoirs politiques que ceux dont il dispose actuellement, afin d'avoir un meilleur degré de contrôle sur son évolution future et sur la forme que prendra la société où vivront nos enfants au cours des prochaines décennies. L'indépendance québécoise le permettrait, bien sûr, et cela peut sans doute expliquer la résurgence de cette option au sein de l'opinion publique de la province cours des dernières années, mais elle n'est peut-être pas indispensable et incontournable, dans le sens où une redéfinition complète des structures politiques du Canada, avec l'abandon du système monarchique hérité de l'empire britannique et son remplacement par une forme républicaine de gouvernement, pourrait vraisemblablement aboutir à un résultat semblable, c'est-à-dire des pouvoirs politiques plus grands pour le Québec, sous la forme d'une république réellement autonome qui lui donnerait les moyens de mieux contrôler son cheminement futur. Une telle solution nécessiterait un effort concerté de longue haleine, réparti sur de nombreuses années et impliquant aussi bien les Franco-Canadiens que les Anglo-Canadiens, mais elle demeure du domaine du possible et elle aurait aussi le grand mérite d'éviter les déchirements émotionnels (et les tentations de représailles économiques) qui sont survenus trop souvent dans le passé, lors des débats publics sur l'option souverainiste et des démarches référendaires qui y étaient liées.
https://lettresdufront1.blogspot.com/2026/02/je-suis-inquiet.html

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