BRICS: L'AFRIQUE CENTRALE PREND DE L'AVANCE

 



(Basé sur deux affichages faits aujourd'hui, le vendredi 13 mars, sur Linked In)


Les Chinois continuent, patiemment et méthodiquement, d'investir dans la construction d'infrastructures de transport, ainsi que la modernisation des installations existantes, sur l'ensrmble du vontinent africain, comme ici, au Congo - Brazzaville.


Il faut le fire et le redire: l'Afrique, avec sa démographie en croissance, ses vastes ressources agricoles et minières, son industrialisation encore balbutiante, sa main-d'oeuvre nombreuse et prête à passer des champs aux usines et aux bureaux, dispose d'atouts prometteurs sur le plan économique.


Il a fallu trente ans à la Chine pour se hisser au rang de deuxième puissance economique mondiale. L'Inde, avec une économie qui n'est encore que le sixième de celle de la Chine, mais dont le profil ressemble beaucoup à celui de l'Afrique, mise sur son développement économique pour se frayer un chemin vers une puissance capable de faire front a son rival d'outre-Himalaya, ce qui pourrait bien lui prendre elle aussi un bon trente ans, vu la masse humaine énorme que le simple mot "Inde" recouvre de seulement quatre lettres.


L'Afrique part de plus loin encore en matière de dénuement et de sous- équipement, mais son potentiel économique est énorme, avec une population égale à celles de l'Inde et de la Chine, mais sur une superficie immense (c'est le second plus vaste continent du monde) et une surface cultivable mais encore non cultivée capable d'accueillir 40 % de l'humanité, proportion de l'espèce qui y vivra à l'horizon 2100, selon les prévisions de l'Organisation des nations unies.


Avec une telle masse, il lui faudra sans doute plus de trente ans pour se hisser au niveau où la Chine, voire même seulement l'Inde, se trouve actuellement. Plusieurs de ceux et celles qui lisent ces lignes n'en verront peut-être l'avènement, surtout en ce qui concerne la seconde moitié du siècle.


La présence d'une insurrection jihadiste dévastatrice, dans les yrois pays saheliens que sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger, sans parler du débordement qui commence a se faire sentir au nord des pays côtiers de l'Afrique de l'oeuf, du Sénégal au Nigéria, n'a rien pour encourager la Chine dans ses efforts pour créer des corridors terrestres de transport et de communication entre l'Extrême-Orient et les pays ouest-africains, en attendant que les combats finissent jour par se terminer en Europe orientale et au Moyen-Orient, faisant obstruction entre la moitié ouest et la moitié est de l'immense masse continentale eurasienne, de Singapour à Lisbonne et d'Oslo à Vladivostock.


Par contre, l'Afrique centrale est épargnée par cette insurrection, tout comme par les tensions qui nuisent au développement de l'Afrique orientale, particulièrement dans la région des Grands lacs, avec les hostilités qui persistent entre le Congo démocratique et l' État rwandais, militariste et pro- américain.

Il faut aussi mentionner l'Ouganda qui continue d'occuper militairement une partie du nord-est congolais, la Somalie et l'Éthiopie, ravagées toutes deux par l'insécurité et les troubles internes. Seules le Kénya et la Tanzanie semblent échapper à ces problèmes et à connaître une certaine pays intérieure.


En comparaison, le Congo - Brazzaville, formant un corridor naturel entre l'océan Atlantique et la Centrafrique, du côté nord du fleuve Congo, reste un territoire plutôt pacifique, ce qui ne veut pas dire qu'il ne s'y passe rien. L'antique chemin de fer construit par les Français à l'époque coloniale permettait de désengager Brazzaville, la capitale, située face à la capitale de l'autre Congo, Kinshasa, les deux agglomérations étant coupées d'un accès direct à la mer, à cause du relief difficile qui se trouve entre le duo urbain et la mer, là où sera entièrement terminé un jour l'immense complexe hydro-électrique d'Inga, dont l'achèvement est probablement déjà envisagé dans les plans des joueurs de Go de Beijing, étant donné sa capacité potentielle de pouvoir alimenter un jour le développement d'une moitié de continent.


Avec d'autres projets de développement d'infrastructures au Centrafrique, un pays actuellement sous influence russe mais ou ls France tente patiemment de reprendre pied, la mise en place éventuelle, au cours des cinq ou des dix prochaines années, d'un vaste corridor allant de l'Atlantique au fleuve Nil, via le Congo, la Centrafrique et le Sud-Soudan, utilisant possiblement l'immense fleuve Congo comme meilleur moyen de convoyer à faible coût et commodément marchandises et passagers, au beau milieu de la forêt tropicale, est une possibilité qui n'a rien d'irréelle.


Il restera encore à prolonger ce corridor dans deux directions. D'abord, il devra se poursuivre vers le sud, à travers l'Angola, la Namibie et l'Afrique du Sud, en direction du Cap. Ensuite, il restera a prolonger le tronçon d'Afrique centrale en direction du nord-est, à travers les espaces actuellement ravagés par les guerres civiles qui déchirent le Soudan et l'Éthiopie.


On peut supposer qu'il y aura vraisemblablement deux embranchements, un en direction du Caire (Égypte), au nord, mais aussi un autre en direction du port de Djibouti, au-delà du territoire éthiopien, le minuscule pays du même nom occupant un emplacement éminemment névralgique, puisque c'est là où, bien sur, la mer Rouge vient serrer la main à l'océan Indien, via le détroit de Bab el Mandeb.

https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-%C3%A9conomie/20260312-au-congo-la-r%C3%A9habilitation-de-l-historique-chemin-de-fer-congo-oc%C3%A9an-est-lanc%C3%A9e

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