EN ATTENDANT LA CHINE...
(Affichages faits sur Linked In, en date du dimanche 8 mars 2026)
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Voici, ci-dessous, un texte extrêmement intéressant sur l'évolution actuelle de l'Organisation du Traité de l'Alliance atlantique (OTAN) et sur l'avenir possible de cette entité. La partie possiblement la plus importante que l'on y trouvera, c'est l'expression ''...européanisation de l'OTAN...''. Dans l'état actuel des choses, ce peut être la voie à privilégier pour assurer la sécurité des pays formant cette organisation, Canada inclus, et ce, indépendamment de la forme que prendra la participation à venir des États-Unis, considérant les incertitudes entourant sa gouvernance présente et future. Curieusement, l'expression rejoint une autre formulation assez semblable, contenue dans un article récent de la revue américaine Foreign Affairs, ''America Needs An Alliance Audit'', faisant le recensement des alliances entretenues par les États-Unis dans le monde. L'expression ''...an European led NATO... y est notamment utilisée pour évoquer un déplacement des responsabilités entre les pays formant cette alliance militaire, étant donné l'intention de Washington de recalibrer ses priorités en direction de la zone Indo-Pacifique, sans oublier les préoccupations européennes au regard de la Fédération de Russie. Combinée aux efforts entrepris par Ottawa pour recalibrer lui aussi ses relations internationales, sur les plans économiques et diplomatiques, en fonction des changements générés par la guerre commerciale américaine, une telle réorientation permettrait d'ouvrir des perspectives porteuses d'avenir au niveau de l'évolution future de l'OTAN et de son mode de fonctionnement. Dans un tel contexte, si les pays européens (et, potentiellement, le Canada) devaient porter une plus lourde responsabilité au sein de l'OTAN, il serait normal que cela se traduise par un poids plus important de ces pays dans le fonctionnement de cette instance, que ce soit dans les domaines de ses priorités, de ses politiques internes ou de sa direction générale. Pour le dire plus simplement, l'OTAN doit cesser d'être un instrument au service de l'Amérique pour devenir un instrument au service de l'Europe.
https://www.diploweb.com/Sur-la-dissuasion-nucleaire-elargie-en-Europe.html
Those numbers are quite telling. It is interesting to note that this kind of data is not mentioned by the US president in his public announcements, nor can they be found on Fox News, one of the main outlet trusted by those who votes for him and who are fed inspiring messages about the course of the war.
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7434173100662927360/
Why is it that, suddenly, it is difficult to believe automatically everything that goes out of the Pentagon and of the White House? In war, the first casualty is the simple truth. It may be that the Trump administration has vastly underestimated its enemy in this war, focusing only on Iran and wishfully forgetting about Russia and China. Now it may be stuck with a war of its own making, the end of which it may not be able to decide.
https://www.nytimes.com/2026/03/02/world/middleeast/iran-kuwait-us-attack-planes.html?campaign_id=60&emc=edit_na_20260302&instance_id=171848&nl=breaking-news®i_id=128640748&segment_id=216024&user_id=449f9866e96b136f52727f6dc2a72fa6
D'après un récent article de la revue The Atlantic, une loi du Congrès américain, dénommée ''War Measures Resolution'', autorise le pouvoir exécutif à utiliser à son gré les forces armées en situation de conflit pendant 60 jours. Au-delà de ce délai, il devra justifier ses actions devant le Congrès. Cette loi a un libellé un peu trop vague, selon l'auteur de l'article, et il est possible que les Trumpiens en profitent pour contourner sa légalité en convaincant la majorité détenue par les Républicains dans les deux chambres. En pratique, cela signifie que les États-Unis sont pris en otage par Trump pendant deux mois et possiblement davantage. Pire, cela encourage Trump et le secrétaire à la Guerre à causer le plus de dommages possibles à l'Iran, avec l'aide d'Israël, un peu comme Jésusalem a profité de la mise en place d'un nouveau gouvernement à Damas pour anéantir au maximum les moyens militaires dont disposait la Syrie. Il faut donc s'attendre à un déchainement contre l'Iran pendant deux mois et à des tentatives américaines de mobiliser ses alliés européens et canadien. Ceux-ci auront-ils le courage de ne pas s'engager activement dans cette aventure dangereuse, aux côtés des Américains, comme ils l'avaient fait en Afghanistan, dans l'espoir de juguler les Talibans, lesquels sont revenus au pouvoir malgré tout, sitôt les Américains disparus, sans grande surprise? Cela signifie aussi que la Chine fait face à un dilemne cornélien: soutenir significativement l'Iran au cours de cette période, par la vente d'armes sophistiqués, par exemple, risquant ainsi une escalade de la part de Washington, ou s'abstenir de le faire, au risque de perdre un allié important. L'attitude qu'adoptera au cours des prochains mois le peuple iranien, dont la révolte est espéré par le président américain, sera importante, ici, mais d'autres facteurs jouent aussi, comme une éventuelle intervention chinoise en faveur de Téhéran.
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L'importance du tandem allemand au niveau de l'ensemble européen est soulignée par ce texte. Autre point majeur, en se gardant l'exclusivité de la décision ultime au niveau de l'emploi possible des engins nucléaires, la France macronienne, s'inspirant de la France gaullienne, confirme son rôle incontournable, au plan politique, parmi les pays faisant partie de l'Union européenne. Elle se fait la soeur aînée de la construction européenne. Avec le Royaume-Uni en appui, lui aussi pourvu de l'arme nucléaire et d'un vote au Conseil de sécurité, l'Europe sort renforcée de cet exercice qui diminue sensiblement les risques pouvant découler d'un renforcement de la Fédération de Russie par l'absorption de l'Ukraine, qu'elle soit totale ou partielle. Cela dit, il arrive parfois que les absents ont autant d'importance que les présents: la liste des pays faisant partie de cette dissuasion avancée est instructive en soi. La place de la Turquie au sein de l'OTAN est-elle appelée à devenir un enjeu un jour, entre les États-Unis et les pays européens qui en font partie? La Roumanie rejoindra-t-elle la Pologne si toute l'Ukraine passe aux mains des Russes à la fin de la guerre? Pour ce qui est de la Finlande, éloignée et difficile à défendre pour des raisons géographiques, Paris compte sans doute sur Stockholm pour veiller au grain, sur le plan de la guerre conventionnelle, la charge des pays baltes incombant probablement à une combinaison de divers pays. Le présent conflit mondial a une différence majeure avec les charniers qu'ont été les deux guerres mondiales du siècle dernier, la dissémination des armes nucléaires obligeant tout le monde à marcher sur des oeufs et réduisant d'autant la facture en vies humaines.
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7434295946567413760/
Visiblement, la Chine dispose d'excellents joueurs de Go...
https://multimedia.scmp.com/news/china/article/One-Belt-One-Road/iran.html?alichlgref=https%3A%2F%2Fwww.linkedin.com%2F
Les femmes, plus portées à donner la vie qu'à la prendre, sont la conscience de l'humanité, sa seule chance de civilisation.
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An interesting article. Only time will tell for sure what might happen in the course of a conflict whose end-date is as uncertain as the one for the Ukrainian War. It has not even been a week since the conflict started. The attitude of Congress will be better known in the next 60 days or so. The new railway between China and Tehran, in operation since last year, may carry oil and other commercial cargo to the East, and a large variety of items to the West, maybe not all of them for civilian use, far away from the coasts and its dangers. Here, the independant countries of Central Asia will have a say in the matter. Those states are subject to a large range of competing influences, coming from China and Russia, but also from India, Iran and Turkey, and even from America and Europe with a somewhat lesser intensity.
https://www.economist.com/china/2026/03/02/chinas-ice-cold-calculus-over-iran
The absurdity of life.. Think about it: the US is punishing Rwanda for extrajudicial killings alleged to be committed by its ally M23 in Eastern Democratic Congo, as if that outfit had blewn up alleged contraband boats in the Caribbean and Western Pacific...
https://www.economist.com/the-world-in-brief
La brusque reprise du conflit moyen-oriental affaiblit effectivement la Russie, l'Iran ayant d'autres chats à fouetter par les temps qui courent, avec les récentes attaques israéliennes et américaines, alors même que les Ukrainiens reprennent du poil de la bête avec la décision d'Elon Musk de couper l'accès russe à Starlink. Il y a d'ailleurs tout probablement une habile coordination entre les deux, soulignant que ces conflits, celui en Europe orientale et celui au Moyen-orient, sont liés de multiples manières, bien qu'ils aient des racines différentes. Cet appariement était aussi visibles lors de la chute rapide de Bassar al-Assad et les changements profonds qui en avaient résulté au niveau des orientations du gouvernement syrien. Au sujet des alliés syriens, vénézueliens et iraniens de la Federation russe, il est toujours dangereux de personnaliser les conflits de grande ampleur: un gouvernement est plus qu'une seule personne. La fuite précipitée d'al-Assad s'est accompagnée de l'effondrement de l'emprise du parti Baath, mais n'a pourtant pas empêché la Russie de réussir éventuellement à conserver une partie de son ancrage sur la côte syrienne. De même, le kidnapping du président Madero, aussi spectaculaire que l'a été la libération de Mussolini par Skorzeny en son temps, pourrait à long terme se révéler lui aussi un acteur sans lendemain réel, aussi éphémère qu'un "coup de com" ou "une photo op" à caractère électoral, étant donné que la presque totalité de l'appareil gouvernemental bâti laborieusement par Chavez et Maduro pendant des années est toujours en place. Enfin, dans le cas de l'Iran, les conséquences d'un affrontement militaire vieux d'a peine une demi-semaine restent difficiles à décrypter, obligeant à peu près tout le monde à rester dans l'expectative pour l'instant, afin de mieux en mesurer les effets.
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/03/reactions-russes-iran-ukraine/
Une observation rapide au sujet de l'élection partielle de Chicoutimi, au Québec. Les résultats remportés par le Parti conservateur du Québec, arrivé en deuxième position, avec 26 % des vois exprimés, devant la Coalition avenir Québec (au pouvoir), au troisième rang, et le Parti libéral du Québec, au quatrième rang, soulèvent la possibilité d'un glissement des voix traditionnellement attirées par le PLQ, d'autant que cela confirme ce qui était aussi survenu lors de l'élection partielle d'Arthabaska, l'an dernier, avec le PCQ au deuxième rang, avec 25 % des voix, et le PLQ, au troisième. Le PCQ n'a encore fait élire aucun député à l'Assemblée nationale et semble surtout fort dans l'est de la province, alors que la base du PLQ est surtout dans la grande région de Montréal, tout comme Québec solidaire, aussi présent à Québec. L'élection générale de l'automne devrait permettre de voir si un tel glissement se concrétise et, si oui, de quelle façon.
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Il faut souhaiter que le Canada reste neutre dans ce conflit qui n'est pas le nôtre. M. Carney semble disposé à prendre ses distances avec cette guerre qui débute et dont la date de terminaison n'est pas prévisible, tout en s'assurant de ménager les sensibilités américaines, avec de diplomatie. Cette attitude se maintiendra-t-elle au cours des prochaines semaines, voire des prochains mois?
https://ici.radio-canada.ca/nouvelle/2234501/carney-soutien-regret-frappes-iran
La carte ci-dessous donne beaucoup d'informations sur la zone où se déroule le présent conflit, dont la durée et le résultat final demeurent à découvrir. Plusieurs de ces informations peuvent surprendre, comme l'existence d'une base israelienne en Azerbaijan, sur la mer Caspienne, ainsi que d'une base érythréenne située sur une petite île de la mer Rouge, au large du Yémen. La multiplicité de ces bases, appartenant à une vaste gamme de pays situés aussi bien au Moyen-Orient qu'en-dehors de cette région, est impressionnante en soi. Cela souligne la complexité des relations internationales dans cette partie du monde, située entre trois continents et très contestée entre de multiples pôles de pouvoir. Certaines de ces informations sont sujettes à débat, comme l'indication portant sur l'existence d'une base chinoise au Pakistan, à Gwadar, un port commercial qui a été développé avec l'aide de la Chine et où pourrait éventuellement s'implanter une base navale à proprement parler, avec des installations utilisées par la marine chinoise, si les deux pays concernés le souhaitaient un jour. Enfin, les guerres ayant des dimensions parfois imprévisibles, la zone actuellement fermée à la circulation aérienne civile ne définit pas nécessairement le territoire où se confineront les attaques aériennes, comme le démontre l'engin envoyé par l'Iran sur une base britannique située sur l'île de Chypre.
https://www.linkedin.com/groups/1569157/?highlightedUpdateUrn=urn%3Ali%3AugcPost%3A7434965911884861440&q=highlightedFeedForGroups
Voici un affichage qui donne une bonne idée de la profondeur des préparations américaines qui ont été faites préalablement au déclenchement des attaques aériennes contre l'Iran. En pratique, le Kurdistan irakien, un territoire sous protection américaine et fonctionnant d'une manière autonome par rapport à l’État irakien dont il fait partie, peut être considéré comme le coeur du Kurdistan libre. Il abrite entre autres les bases arrières du PKK turc, une instance catégorisée comme une organisation terroriste par Ankara, tout en étant perçue comme leur représentant légitime par de nombreux Kurdes de Turquie. On peut en déduire que cette réorganisation a pour but de renforcer la présence américaine dans ce secteur, tout en faisant en sorte que les Kurdes irakiens soient en mesure d'appuyer les Kurdes iraniens si ceux-ci se révoltaient contre Téhéran dans l'hypothèse où le conflit en cours se terminait par une défaite iranienne. À l'inverse, les conflits ne se terminant pas toujours comme le souhaitent leurs initiateurs, cette réorganisation permet aussi de renforcer la position ses Kurdes en cas de revers américain, d'autant que la majorité de la population irakienne est de confession chiite et que la présence politique de l'Iran y est profonde.
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7434535194692386816/
Cet éditorial est intéressant et établit le lien entre la question palestinienne et les tensions récurrentes entre Israël, les États-Unis et l'Iran, lesquelles couvent parfois sous la cendre pendant des années et se transforment parfois en conflit ouvert, comme actuellement. Cette question découle en bonne partie de la privation des droits politiques dont souffre la population palestinienne vivant dans les territoires occupés (Cisjordanie et Jérusalem-Est) ou, désormais, réoccupés (bande de Gaza), suite au refus du gouvernement israélien d'envisager la possibilité d'ouvrir la porte à de tels droits et à son attitude générale dans ce dossier, caractérisée par une intransigeance assez complète. Cela rappelle bien sûr la situation qui prévalait en Afrique du Sud avant la disparition de l'apartheid, au siècle dernier. Cette privation est le fruit d'une victoire militaire israélienne en 1967 et il n'est pas impossible qu'une défaite militaire israélienne, à l'issue du présent affrontement avec l'Iran, puisse se traduire éventuellement par un déblocage favorable aux Palestiniens vivant dans ces territoires, soit sous la forme de deux États existant côte à côte, soit sous la forme d'un État multiconfessionnel. En fait, il se peut que cela soit le seul moyen d'y parvenir, en pratique.
https://www.lemonde.fr/idees/article/2026/03/04/le-bombardement-de-l-iran-a-comme-devance-l-explication-par-donald-trump-de-ses-buts_6669456_3232.html
Il semble que la concomitance entre les attaques israélo-américaines en cours contre l'Iran et les combats qui viennent de se déclencher entre Islamabad (politiquement proche de l'Iran et de la Chine) et Kaboul (courtisé par l'Inde pour faire contrepoids au Pakistan et à la Chine) ne peuvent pas être simplement le fruit du hasard. Le Pakistan vient de conclure une alliance militaire avec l'Arabie saoudite, comportant entre autres un volet militaire, mais celle-ci est justement, depuis quelques mois, en opposition croissante avec les Émirats arabes unis, proches d'Israël et des États-Unis. Cela laisse sous-entendre que l'Inde accentue sa distance avec la Chine et son rapprochement avec l'Europe et les États-Unis, alors qu'à l'inverse le Pakistan et l'Iran tendent à s'enligner, accentuant du coup la pression sur la Chine pour faire de même. Les monarchies du Golfe arabo-persique défendent présentement leur population civile prises entre deux feux, ce qui est évidemment normal, mais l'évolution de leur positionnement au niveau de la rivalité sino-américaine dépendra sans doute de la forme que prendra le conflit en cours, du soutien interne dont bénéficiera ou non le gouvernement iranien et de sa capacité à durer dans le temps. Un scénario à l'ukrainienne ne peut être exclu à ce stade, le gouvernement russe ayant gravement sous-estimé la capacité de résistance de Kiev en 2022.
https://thediplomat.com/2026/03/implications-of-prolonged-unrest-in-iran-for-pakistan/
En clair, dans l'ensemble, il semble que les pays de l'Union européenne appuient verbalement le président américain dans ses objectifs envers l'Iran, mais sans brûler d'envie d'y participer d'une manière active, sinon d'une façon défensive, afin de protéger leurs installations militaires à Chypre (Royaume-Uni) et à Abou Dhabi (France), ainsi que la population civile de Chypre. En cela, la position de l'UE se rapproche beaucoup de la position canadienne.
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/04/pour-donald-trump-la-guerre-en-iran-opere-un-tri-entre-bons-et-mauvais-pays-europeens_6669429_3210.html
Souhaitons que l'Union européenne choisisse à l'avenir de privilégier l'approche espagnole à l'approche portugaise, dans ses relations avec les États-Unis. Un souhait semblable peut s'appliquer aussi au Canada, d'ailleurs...
https://www.linkedin.com/in/charles-millar-82a566216/recent-activity/all/
Le scénario décrit ci-dessous, celui d'une attaque terrestre par les Kurdes irakiens, coordonnée avec les représentants politiques des Kurdes iraniens, le tout possiblement en conjonction avec des rebelles Baloutches du sud-est iranien, dans la mesure où il est avéré, est loin d'être invraisemblable. Une invasion terrestre par les Israéliens devrait passer par la Syrie et l'Irak, impliquant une chaîne de ravitaillement longue et vulnérable. C'est improbable. Un tel raisonnement vaut aussi pour un débarquement américain, théoriquement possible mais politiquement douteuse, surtout que la plus grande partie de la population du pays présidé par Donald Trump est opposée à un tel conflit. En ce sens, une intervention kurde est plus aisée à imaginer et sa conception s'inspire possiblement de l'invasion irakienne entreprise par le pays présidé par Saddam Hussein dans la foulée de la révolution iranienne, sous l'impulsion et avec la bénédiction du pays de l'oncle Sam. Il est indéniable qu'une telle éventualité augmenterait beaucoup les chances que la population iranienne se retourne contre son gouvernement. Tout dépendrait de l'état d'esprit de cette population et de ses dispositions envers la République islamique. Il faut toutefois rappeler que l'Iran a une population de plus de 90 millions d'habitants, supérieure à celle de l'Allemagne, et qu'il faut parfois se méfier des apparences, la confusion entre minorité vocale et majorité silencieuse étant toujours possible. Si la proportion de ceux et celles qui sont déterminés à aller jusqu'au bout pour se débarrasser de la forme actuellement du gouvernement iranien est de 5 ou 10 %, cela ne se produira pas en bout de ligne. Si elle est de 40, 45 ou 50 %, cela peut très bien se produire. Il faut cependant souligner que, pour les Trumpiens, il y a un danger réel que ce stratagème, bien qu'ingénieux, finisse éventuellement par se retourner contre eux et ce, pour plusieurs raisons: 1) les forces armées conventionnelles de l'Iran ne sont pas négligeables, 2) la population irakienne de confession chiite irakienne est majoritaire et 3) la minorité irakienne de confession sunnite n'a pas de raison particulière de préférer les Américains aux Iraniens. Une rebellion baloutche est possible, mais elle aurait sans doute peu d'appui de la part des Baloutches pakistanais, Islamabad étant proche de Téhéran. Une invasion terrestre kurde aurait pour effet d'élargir le conflit, de déstabiliser l'Irak et d'accroître la pression sur Beijing, la Chine étant le seul pays qui soit réellement en mesure de porter secours au gouvernement iranien, à court terme. La survie du gouvernement iranien dépendra donc de la loyauté de ses forces armées, de l'attitude générale de sa population, de l'appui éventuel du Pakistan et de la possibilité d'une intervention active de la Chine. Dans ces circonstances, il va de soit que Téhéran va chercher à gagner du temps, tandis que Jérusalem et Washington doivent enfoncer le pied sur l'accélérateur.
https://www.theatlantic.com/international/2026/03/invasion-iran-israel-us-iraq/686231/?utm_campaign=atlantic-daily-newsletter&utm_content=20260304&utm_source=newsletter&utm_medium=email&lctg=6533f33ceb63db9bf709c0c7&utm_term=The%20Atlantic%20Daily
C'est curieux. La chaine télévisée Fox News diffuse en ce moment même cette nouvelle, mais affirme que c'est un destroyer, pas une frégate, que son nom est Suleymani, pas Dena, et que c'est le fleuron de la marine iranienne. Le peu de fiabilité de cette chaîne est surprenante...
https://www.lemonde.fr/videos/video/2026/03/04/les-etats-unis-annoncent-avoir-coule-un-navire-de-guerre-iranien-au-large-du-sri-lanka_6669556_1669088.html
Une excellente nouvelle...
https://www.jeuneafrique.com/1770937/politique/force-en-attente-de-la-cedeao-2-000-hommes-pour-lutter-contre-le-jihadisme/
La Chine ne fournira sans doute pas une aide directe, mais un soutien indirect reste possible. La possibilité de voir, par exemple, des escadrilles chinoises venir sauver la mise de l'Iran à la dernière minute, comme dans un film, est nulle. Par contre, vendre des armements à Téhéran est concevable, probablement en échange de livraisons de pétrole après la fin des hostilités. L'Europe aide bien l'Ukraine de cette manière, tout comme les États-Unis, de la même façon que la Corée du Nord et l'Iran avaient choisir d'appuyer la Russie. La Chine, en soutenant économiquement la Russie, soutient déjà, indirectement, ses efforts militaires. On voit ici à quel point les événements ont eu tendance à s'enchaîner inexorablement l'un après l'autre depuis 2022, de fil en aiguille et d'aiguille en fil...
https://www.tvanouvelles.ca/2026/03/04/la-chine-soutient-liran-mais-ses-interets-lui-imposent-la-prudence
Jusqu'ici, l'alliance des États militaristes que sont les États-Unis et Israël, le premier sous l'impulsion d'un président particulièrement inepte (et d'un parti politique complaisant), le second par un souci réel de survie collective, ont nettement le dessus sur l'Iran, considérablement affaibli sous leurs coups de boutoir depuis 2023. Le présent conflit global, initié par la Russie en 2022, avec l'invasion ukrainienne, entre visiblement dans une nouvelle phase, cruciale, au moment où les pays occidentaux se fracturent et où la Chine rechigne à se laisser entraîner dans un bain de sang qui prend graduellement les dimensions d'une piscine, préoccupée par son rêve de réunification avec Taiwan. Curieusement, il est difficile de ne pas penser à la Première guerre mondiale, lorsque l'intervention américaine a fait la différence et scellé le sort des puissances centrales, de même qu'à la Seconde, Pearl Harbor et Barbarossa ouvrant tous deux la voie à un retournement complet de situation, en 1941, permettant ainsi aux États-Unis et à l'Union soviétique, en bout de ligne, de dominer tout le paysage politique jusqu'à la fin du siècle dernier.
https://www.newsweek.com/chinas-military-5-lessons-us-iran-war-11623608?utm_source=bvMailing&utm_medium=email&utm_campaign=Geoscape&_bhlid=2883f46a625a80a98aa57040f1f25a37704736b2
Il n'est pas impossible que la libération politique de l'ensemble du peuple palestinien passe par la neutralisation de la supériorité militaire israélienne. Si c'est le cas, les dirigeants de Gaza, le tout premier État indépendant palestinien de l'histoire du monde, avaient peut-être raison, mais en présumant de leurs forces, en contrôlant mal leurs troupes et en sous-estimant leurs appuis extérieurs. Rien n'est perdu, toutefois, tant que le conflit qu'ils ont déclenché se poursuit, s'élargit et prend d'autres formes.
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Le président Trump, comme tout bon démagogue, a promis que la vie de tous et de toutes serait facile et agréable grâce à sa réélection: le prix des biens baisserait avec l'inflation, les salaires des travailleurs grimperaient, les profits des entreprises fuleraient vers le haut, les guerres disparaîtraient rapidement, les alliés se précipiteraient pour s'armer à leurs frais afin de garder l'accès au fabuleux marché étatsunien, la Russie s'allierait avec l'Amérique pour dominer le monde, la Chine reculerait devant une puissance américaine toujours plus forte, tandis qu'il effacerait enfin l'humiliation issue du Nobel d'Obama. Tout cela avant les élections de mi-mandat. Imaginez les deux années suivantes.
https://www.nytimes.com/2026/03/05/us/politics/trump-iran-war-deaths.html?campaign_id=60&emc=edit_na_20260305&instance_id=172034&nl=breaking-news®i_id=128640748&segment_id=216207&user_id=449f9866e96b136f52727f6dc2a72fa6
C'est possiblement trop tard, l'oncle Sam ayant peut-être finalement mis la main dans un engrenage aussi dévastateur que l'aura été l'Afghanistan pour l'Union soviétique. Les États-Unis sont plus puissants aujourd'hui que ne l'était alors l'URSS, il est vrai, mais la société américaine est profondement inégalitaire, fragile et minée de l'intérieur, tandis que les perspectives économique des pays bricsiens semblent plus inspirantes à long terme que celles des pays otaniens et pro-otaniens continuant d'orbiter autour de l'administration Trump 2.0., malgré son ineptitude commerciale et son attirance pour les succès militaires faciles.
https://www.economist.com/leaders/2026/03/05/donald-trump-must-stop-soon
Pendant que l'OTAN entend encore continuer de se battre jusqu'au dernier Ukrainien, les Trumpiens entendent maintenant faire de même contre l'Iran, mais jusqu'au dernier Kurde dans leur cas. La mercenarisation des sociétés riches est aussi visible aujourd'hui qu'à l'époque romaine. On peut d'ailleurs voir quelque chose d'assez semblable au niveau de la dimension militaire de la Fédération russe contemporaine. L'enrichissement économique se combine souvent à une dégradation sociale.
https://www.economist.com/middle-east-and-africa/2026/03/05/israel-and-america-want-the-kurds-to-join-the-fight-in-iran
La Chine ne fournira sans doute pas une aide directe, mais un soutien indirect reste possible. La possibilité de voir, par exemple, des escadrilles chinoises venir sauver la mise de l'Iran à la dernière minute, comme dans un film, est nulle. Par contre, vendre des armements à Téhéran est concevable, probablement en échange de livraisons de pétrole après la fin des hostilités. L'Europe aide bien l'Ukraine de cette manière, tout comme les États-Unis, de la même manière que la Corée du Nord et l'Iran avaient choisir d'appuyer la Russie. La Chine, en soutenant économiquement la Russie, soutient déjà, indirectement, ses efforts militaires. On voit ici à quel point les événements ont eu tendance à s'enchaîner inexorablement l'un après l'autre depuis 2022, de fil en aiguille et d'aiguille en fil...
https://www.tvanouvelles.ca/2026/03/04/la-chine-soutient-liran-mais-ses-interets-lui-imposent-la-prudence
Un texte éclairant sur les dessous des soubresauts actuels des relations inter-étatiques dans tout le sud-ouest de l'Asie (Moyen-Orient, Asie centrale, sous-continent indien), à un moment charnière de la rivalité grandissante entre la Chine et les États-Unis.
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/05/pakistan-afghanistan-iran/
Il serait préférable que la Chine gagne cette guerre, pas l'Amérique. Il serait aussi préférable que le Canada diversifie ses relations commerciales, au plan économique, et se rapproche de l'Union européenne, au plan politique. Nous n'avons rien à voir avec cette guerre initiée par Israël et les États-Unis.
https://www.tvanouvelles.ca/2026/03/05/carney-nexclut-pas-une-participation-militaire-au-moyen-orient--cest-plus-prudent-dit-yasmine-abdelfadel
Voilà une intention qui n'est pas rassurante en soi. Cuba a une carte importante dans son jeu, toutefois. C'est un pays partenaire de l'association économique des BRICS et, en tant que tel, il peut espérer des investissements venant de pays bricsiens, par exemple sur les plans de l'agriculture, des pêcheries, des mines et du tourisme. La présence de Trump à la présidence et la proximité de l'île par rapport à son pays sont deux éléments importants à considérer ici. Les pays bricsiens les plus importants, notamment la Chine, l'Inde, la Russie et le Brésil, attendent vraisemblablement que les tensions baissent dans le monde avant d'investir dans l'économie cubaine. Qu'en sera-t-il de l'économie cubaine dans dix ou quinze ans? Le Brésil, notamment, serait le mieux placé pour le faire, géographiquement, malgré les différences culturelles avec ce pays hispano-américain. Brasilia a-t-il été approché par La Havane? La meilleure possibilité, pour Cuba, au fond, ce serait de voir les pays occidentaux et les pays bricsiens se faire concurrence pour accéder au marché de l'emploi de l'île. Les bas salaires sont souvent le moteur d'un processus d'enrichissement collectif, comme l'exemple chinois l'a prouvé depuis la chute de l'Union soviétique.
https://www.lemonde.fr/international/article/2026/03/07/je-vais-m-occuper-de-cuba-donald-trump-promet-un-grand-changement-de-l-ile-communiste_6669920_3210.html
Cela peut enfoncer une grosse épine dans le pied de M. Trump et nuire à l'effort de guerre américain. Comment réagiront Ryad, Téhéran et Beijing?
https://www.linkedin.com/feed/update/urn:li:activity:7435738197252464641/
Tandis que le Moyen-Orient est à feu et à sang depuis 2023, le Nord-Est africain est l'objet de graves conflits internes, de la Libye à l'Éthiopie, du Soudan à la Somalie, en proie aux convoitises politiques et économiques de plusieurs pays du Golfe arabo-persique, notamment les Émirats arabes unis et l'Arabie saoudite, mais aussi d'autres puissances extérieures, comme l'Inde, la Russie, la Chine, les autres pays bricsiens, les pays européens et les États-Unis.
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Cette nouvelle souligne les efforts d'industrialisation du continent africain, une partie du monde qui est en plein essor démographique et économique. Le Congo démocratique, souvent qualifié de scandale géologique, dipose d'un potentiel minier sous-exploité et d'infrastructures de transport encore rudimentaires. Il faut noter ici l'utilisation du nouveau corridor de Lobito, en grande partie rénové, pour l'évacuation de la production vers les marchés d'exportation, ainsi que la remise en service d'une partie d'Inga II, une centrale hydro-électrique au potentiel gigantesque qui est située sur le fleuve Congo en aval de Kinshasa et qui demeure encore inachevée.
https://www.rfi.fr/fr/podcasts/afrique-%C3%A9conomie/20260305-rdc-kamoa-kakula-la-plus-grande-fonderie-d-afrique-sur-les-rails
Intéressant. Les conflits actifs peuvent amener des changements sociaux et, en ce sens, une dé-radicalisarion de la vie religieuse de la société iranienne n'est pas impossible. Il est clair qu'une portion difficile à évaluer de cette société demeure inconfortable avec le système gouvernemental actuel. Toutefois, quelle est l'ampleur de cette portion et quelle est sa répartition entre minorités nationales et majorité persane?
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La fascination trumpienne envers la guerre est profondément malsaine, surtout lorsqu'elle tend à la présenter comme un jeu. Lors d'une émission de Fox News, des jeunes étaient appelés à commenter l'intervention américaine contre la contrebande des drogues dans les Caraïbes et le Pacifique. Un d'entre eux n'y voyait qu'une distraction comme une autre, un genre de film de fiction où tous les personnages sont des acteurs ou des actrices. Il trouvait amusant de voir ces embarcations être volatilisées de façon soudaine et brutale. C'était réjouissant, un spectacle mis sur pied pour son plaisir visuel, sans qu'il y voit de simples exécutions sommaires menées sans autre forme de procès.
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/07/guerre-gamification-trump/
Le théâtre des guerres impliquant certains pays occidentaux et certains pays eurasiens s'élargit, entraînant toutes sortes de perturbations économiques.
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This war may escalate even more.
https://www.axios.com/newsletters/axios-am-41c25540-1a40-11f1-b472-1d81f71743c6.html?chunk=1&utm_term=lisocialshare#story1
La déshumanisation cathodique au service de la conception trumpienne du pouvoir....
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/07/guerre-gamification-trump/
Il est bien possible que l'administration Trump, de plus en plus guidée par l'aventurisme militaire, se laisse tentée par une prise rapide de l'île. Sa perte serait dévastatrice au niveau des exportations de pétrole, mais elle créerait aussi une vulnérabilité extrême pour les unités qui l'occuperaient directement et pour celles qui la défendaient à distance, tout en donnant un incitatif de plus à Beijing pour poser des gestes concrets envers Téhéran, par l'intermédiaire de vente de systèmes d''armement avancés, par exemple, au risque d'indisposer Washington. Le gouvernement chinois pourrait aussi, très discrètement, choisir de passer par une voie détournée, moins embêtante, que ce soit par la Corée du Nord ou le Pakistan, de façon à minimiser les retombées négatives, en récompense d'une aide accrue dans le domaine du développement économique. Quoi qu'il en soit, l'ile n'étant qu'à environ 25 km du continent et enfoncée profondément à l'intérieur de cette quasi-mer intérieure qu'est le Golfe, elle pourrait se révéler un piège mortel pour les forces américaines. L'Iran dispose encore d'une certaine quantité de missiles et de drones qui pourraient créer un enfer pour des envahisseurs coincés sur une île minuscule très exposée.
https://legrandcontinent.eu/fr/2026/03/08/la-clef-strategique-de-la-guerre-en-iran-les-etats-unis-sappretent-ils-a-prendre-lile-de-kharg/
Le sénateur Lindsay Graham est un proche allié du président américain et il est hautement probable que ses paroles reflètent les intentions de la Maison-Blanche à l'égard de l'Iran, Trump considérant que le conflit est d'ores et déjà gagné, à en croire ses déclarations publiques. Le sénateur est sans aucun doute au courant de ce qui est planifié pour les deux prochaines semaines, qu'il s'agisse d'attaques au sol par des groupes kurdes, baloutches ou autres, voire par des unités régulières ou spéciales déployées par les États-Unis.
https://www.haaretz.com/middle-east-news/iran/2026-03-08/ty-article-live/idf-says-it-hit-several-iranian-fuel-depots-destroyed-hezbollah-rocket-launcher/0000019c-ca67-db5a-a99f-db6734190006?liveBlogItemId=1743535759#1743535759
Is it true, is it untrue? In the first days of the war, there was on the Internet a video showing a number of missiles flying toward the Lincoln and getting quite close, but it is difficult to know for sure. Was is authentic or was is fake for propaganda purposes?
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Au lieu de s'enfermer dans une logique implacablement binaire, Oui/Non, la logique du tout ou rien, pourquoi ne pas offrir un choix plus large à la population, avec trois options différentes, une option offrant les mêmes pouvoirs que maintenant (province), une deuxième offrant des pouvoirs plus étendus (dénommée communauté francophone autonome ou quelque chose du genre?), une troisième offrant l'ensemble des pouvoirs (république entièrement indépendante)? Il est important de rappeler, ici, qu'il existe déjà deux types d'organisation administratives au Canada: les provinces et les territoires. Créer un troisième type, dans le but de reconnaître les besoins particuliers de la nation québécoise) peut etre ardues et long à mettre en oeuvre, mais ce n'est pas impossible en soi.
https://www.journaldemontreal.com/2026/03/07/dure-annee-en-vue-pour-les-souverainistes
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