DÉCENTRALISATION AU JAPON ET EN ANGLETERRE
(Affichage fait initialement sur Linked In ces derniers jours)
Le simple fait que le Japon envisage aujourd'hui de favoriser la décentralisation administrative en créant une "seconde capitale" dans une agglomération de plus petite taille que Tokyo, possiblement celle d'Osaka, plus proche du centre géographique et démographique du pays, est probablement un événement plus signifiant qu'il n'y paraît à première vue, surtout que le Royaume-Uni vient d'entreprendre une démarche assez semblable, en vue de relocaliser des fonctions administratives et politiques à Manchester, agglomération majeure située plus ou moins à mi-chemin entre Londres et l'Écosse.
Cela fait penser à la création d'une capitale géographiquement centrale par le Nigéria (Abuja) et le Brésil (Brasilia), au cours des décennies passées, mais aussi aux efforts entrepris par la Chine pour favoriser le développement d'une super-métropole économique qui se trouve en-dehors des provinces côtières et dont l'importance économique et politique contribue aussi au rééquilibrage démographique entre l'ouest et l'est de l'espace chinois (Chungking).
En fait, l'ensemble de ces événements pourrait s'inscrire, d'une façon plus ou moins consciente, dans une volonté de renverser la tendance lourde qui, depuis des siècles, mène à un taux d'urbanisation toujours plus élevé et résulte en une concentration croissante du tissu démographique de la plupart des pays.
Ce phénomène, par le fait même, s'accompagne de la prolifération de maux sociaux associés de longue date à l'urbanisation, selon les préceptes de la sociologie européenne, laquelle diffère beaucoup des principes de la sociologie nord-américaine, plus récente, un peu supetficielle et teintée par des préoccupations électoralistes.
Pour le dire d'une façon un peu caricaturale, les praticiens de la sociologie nord-américaine ont développé celle-ci lorsqu'ils se sont rendus compte que leurs enfants étaient devenus pluri-sexuels et qu'ils ont ressenti du coup le besoin de les protéger du rejet social et de l'exclusion politique.
Le fameux mot d'ordre d'autrefois, "Un homme un vote", est donc graduellement devenu, toujours d'une façon caricaturale, "Un individu un vote", puis "Une créature humaine hétéro-normativée et binaro-dégenrée, qu'elle soit ruralo-sexuée ou urbano- désexuée, un vote".
On voit ici, assez clairement, qu'il pourrait être souhaitable à l'humanité de demain de revenir à des bases sociales plus simples, chose que permet habituellement l'existence en milieu rural, à proximité immédiate du monde naturel, suscitant un mode de vie écologiquement plus compatible avec une bonne santé mentale, tout en favorisant une répartition plus égale et plus uniforme de la population sur l'ensemble du territoire.
On en voit une démonstration dans les cartes portant sur la densité démographique en France, là où les concentrations de populations sont relativement bien réparties, hormis le cas du bassin parisien et, aussi, de la grande diagonale du vide.
https://asia.nikkei.com/politics/japan-approves-plan-to-create-second-capital-outside-tokyo
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