UNE MONNAIE UNIQUE POUR L'AFRIQUE DE L'OUEST?

 



(Affichage fait initialement sur Linked In ces derniers jours)


Le projet de création d'une monnaie unique pour les pays de l'Afrique de l'Ouest est très prometteur et porteur d'avenir.

Un de ses principaux obstacles est le couplage entre l'actuel euro et l'actuel franc CFA, les deux fluctuant ensemble d'une façon assez stable et sans grande turbulence.

Un découplage entre les deux, en faveur du futur eco ouest-africain, permettrait de créer une nouvelle monnaie appartenant pleinement aux pays d'Afrique de l'Ouest.

La formule retenue pour l'entrée en vigueur de l'eco ferait en sorte que le groupement initial de cinq pays (Bénin, Togo, Côte d'Ivoire, Guinée-Bissau et Cap-Vert) en deviendrait le noyau originel, auquel pourraient éventuellement venir se joindre le Ghana et le Nigéria, en temps et lieu, aussitôt surmonté leur problème d'inflation galopante, ainsi que le Sénégal, présentement affligé d'un fort niveau d'endettement.

De même, la Guinée pourrait accepter de venir s'y joindre aussi, substituant l'eco ouest-africain au franc guinéen et s'intégrant ainsi dans un ensemble économique large et solide.

Elle y apporterait notamment ses ressources minérales considérables, indispensables à la transformation du fer et de l'aluminium, des métaux essentiels à l'industrialisation en cours (et à venir) du continent africain.

Quant aux trois pays sahéliens, les troubles qui y prennent place à l'heure actuelle finiront par cesser un jour, d'autant que l'alliance sahélienne peut maintenant compter sur l'appui militaire et logistique de cinq pays côtiers (Nigéria, Bénin, Ghana, Côte d'Ivoire et Sierra Leone), ceux-ci disposant aussi de l'appui de la France, ainsi que de ses moyens technologiques, notamment dans les domaines aéronautique et satellitaire.

Le retour à la paix une fois survenu, les gouvernements de l'alliance des pays sahéliens, qu'ils soient civils ou militaires, auront tout loisir, s'ils le souhaitent, de rejoindre l'ensemble des pays utilisant déjà l'eco ouest-africain, renforçant ainsi considérablement l'assise territoriale de ces pays, gonflant leur population totale et accroissant d'autant leur potentiel économique.

Par ailleurd, toujours au fil des ans, le bloc monétaire ainsi constitué, s'appuyant sur une population jeune, nombreuse et en pleine croissance économique, pourrait également devenir assez attrayant pour attirer à lui des participants additionnels, tels que la Gambie, le Libéria ou le Sierra Leone, complétant ainsi son emprise sur l'espace géographique correspondant aux pays côtiers (ceux de la CÉDÉAO) et aux pays de l'intérieur (ceux de l'AÉS) de l'Afrique de l'Ouest.

Il est même envisageable, à plus long terme, sur un horizon de cinq, dix ou quinze ans, que l'aire d'utilisation de cette monnaie, l'ecozone, pour ainsi dire, englobe d'autres participants, notamment parmi ceux qui utilisent présentement le franc CFA centre-africain.

https://www.jeuneafrique.com/1826417/economie-entreprises/malgre-les-discours-personne-ne-veut-de-cette-monnaie-leco-face-a-ses-contradictions/

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