D'OTTAWA À TAIWAN: MODERNITÉ, SEXUALITÉ, ACCENT YANKEE, JEUNESSE CHINOISE...
(Texte écrit ces derniers jours et publié initialement en deux parties sur Linked In)
Voici, ci-bas, un texte intéressant sur un thème toujours renouvelé, de génération en génération, celui de la modernité, pas la modernité actuelle, c'est-à-dire celle qui a un accent British ou un accent Yankee, mais la nouvelle modernité, celle qui a des caractéristiques chinoises.
Cette nouvelle modernité est évidemment influencée par l'ancienne, via la population chinoise vivant sur l'île/province de Taiwan.
La fusion entre l'ancien et le nouveau, dans la culture chinoise contemporaine, fait penser à celle qui prend forme dans la partie sud de la péninsule coréenne, dont la population est imbibée de culture américaine depuis le siècle dernier.
Là, la K-pop, issue de la culture populaire de la société sud-coréenne, est véhiculée par la jeunesse de ce pays, tout en se répandant partout dans le monde, transportant avec elles de surprenantes conceptions au sujet de la sexualité humaine, des dysfonctions qui, jusqu'à tout récemment, s'entendaient aussi dans le discours public américain (via le Parti démocrate) et dans le discours public canadien (via le Parti libéral du Canada, sur le plan fédéral, et via Québec solidaire, sur le plan provincial).
D'ailleurs, ce mot relativement nouveau, "K-pop", est visiblement l'inspiration du mot "Mandopop" qu'utilise l'auteur de cet article exprimant les doutes, les peurs, les espoirs et les interrogations d'une partie importante de la jeunesse chinoise, face à son avenir.
Le mot Mandopop est déroutant à première vue, mais il s'explique par la forme que prend la fusion qui s'opère actuellement (avant même le retour effectif de la province-rebelle au sein de sa société d'origine) entre la culture chinoise du continent et la culture chinoise fortement américanisée de Taiwan, laquelle est très populaire auprès de la jeunesse déracinée de Shenzhen, une ville-champignon qui a poussé en quelques décennies, juste au nord de la région administrative spéciale de Hong-Kong, sous la poussée d'une croissance demographique très forte, découlant de son rôle économique de plus en plus incontournable, surtout sur le plan des sciences et des technologies, des domaines où la Chine accentue son avance sur les pays anglophones.
Depuis quelques années, Shenzhen est ainsi devenue la Silicon Vallée de la Chine continentale, tout en constituant aussi une enclave inguistique, la population de l'endroit, venue de toute la Chine, s'exprimant majoritairement en mandarin et vivant au milieu d'une masse humaine s'exprimant majoritairement en cantonnais, un peu comme le Québec, dont la population, très majoritairement francophone, ne représente pourtant guère plus que 3 % de la population d'un continent nord-américain très largement anglophone.
Shenzhen est donc un peu l'équivalent de San Francisco, coeur de la Silicon Valley. Sur le plan technologique, Shenzhen, aujourd'hui, se trouve un peu au stade où se trouvait San Francisco à l'époque du décollage des grandes entreprises de la Silicon Valley.
Ancienne ville espagnole, puis mexicaine, avant de devenir américaine, San Francisco a connu bien des transformations au cours de son existence de plusieurs siècles.
Elle a ainsi été l'épicentre de la "révolution sexuelle", celle du siècle dernier, avec la popularisation des drogues, l'apparition des hippies et la multiplication de pratiques sexuelles douteuses.
Cette catastrophe sociale a ensuite été suivie de l'émergence des géants de l'Internet, ceux qui ont permis à la culture américaine de devenir encore encore plus populaire qu'auparavant, suscitant aussi la tenue, pour des motifs électoralistes, d'une "révolution sexuelle 2.0", celle du présent siècle, dont l'épicentre, cette fois-ci, se trouve à Ottawa, siège administratif nord-américain de l'Empire britannique (et de son deuxième plus important royaume -le Kingdom of Canada-, juste après le United Kingdom).
En conséquence, San Francisco est maintenant le "haut-lieu" (si l'on ose dire) du tourisme homosexuel mondial, avec Key West et East Hollywood.
Cette liste s'allongera sans doute, d'ici dans quelques années, avec l'addition de plusieurs villes canadiennes, tels que Vancouver, Toronto et Ottawa.
Les cabarets de Drag-Queens, une autre admirable invention issue de la culture anglo-saxonne, sont donc appelés à s'y multiplier, tout probablement avec un personnel provenant des rangs du Parti illibéral du Canada (PIC), dont les membres, majoritairement anglophones, sont de grands champions de la débinarisation à la canadienne.
Shenzhen se trouvant tout près de Hong-Kong, une ancienne colonie britannique ayant sa propre monnaie et son propre système juridique, on peut imaginer toutes sortes de répercussions semblables dans le sud-est de la Chine.
Toronto ou Ottawa pourraient aisément fournir Hong-Kong et Shenzhen en personnel de scène, mais aussi New-York, Londres et Sydney.
La section de Bay Street du Parti illibéral du Canada pourra veiller au contrôle des coûts, alors que la mise à la porte des Drag-Queens qui ne font pas entrer assez d'argent dans les caisses du PIC relèvera de la section luxocratique de cette formation, composée de fofolles à la crinière rouge libéral, toustes très attachée à leurs privilèges, leurs belles limousines, leur caviar, leur absence d'enfants, leur précieuse image de marque et leur remarquable statut de grosses délirantes royalement confuses.
Si jamais, un jour, le PIC menace de faire banqueroute, malgré le soutien de son réseau de cabarets "high class", il pourrait demander conseil à The Economist, une des principales sources d'information de l'Anglosphère, que cette sphère soit rose bonbon, rouge anglais, vert irlandais, bleu écossais ou brun trumpien.
Longue vie à la Francosphère...
https://www.scmp.com/opinion/china-opinion/article/3355243/once-i-was-proud-shenzhen-miracle-now-im-not-so-sure?share=QCVnAt8SZ5QzlS8Y4lEcL%2FzNUeqxjPB1GSA%2FBv9BLvVAwUxncivkUsL0%2BIL762mo%2B9%2ByTFnbliDDJvYX4DHh2%2Fvkup%2FExU3kICnARx5cNzPrsiVCpK8w9iwHbx4sElEmNqRO3bnz8%2FlT6fIsHurzhA%3D%3D&utm_campaign=social_share
- 30 -
Commentaires
Enregistrer un commentaire
Bonjour, tous les commentaires sont acceptés, dans la mesure où ils sont d'ordre professionnel. Insulteurs s'abstenir...